Face aux effets croissants du changement climatique sur l’agriculture, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) renforce ses actions en faveur de systèmes agricoles plus résilients.
L’organisation régionale a lancé, le vendredi 4 septembre 2026 à Lomé, le Projet de promotion des innovations agroécologiques en Afrique de l’Ouest (PIA-AO), doté d’un financement de 20 millions d’euros, soit plus de 13 milliards de FCFA.
L’initiative vise à favoriser l’adoption et la diffusion à grande échelle de pratiques agroécologiques capables de répondre aux nouvelles contraintes climatiques et environnementales auxquelles sont confrontés les producteurs de la région.
Le projet est financé à parts égales par l’Agence française de développement (AFD) et l’Union européenne, à travers le mécanisme DeSIRA+. Une part importante des ressources sera directement consacrée aux organisations engagées sur le terrain.
Sur les 20 millions d’euros mobilisés, environ 12 millions sont destinés au financement d’organisations œuvrant à la diffusion des innovations agricoles. À ce jour, vingt projets multi-acteurs ont été retenus, représentant plus de 12,8 millions d’euros d’accords signés.
Le PIA-AO mise sur une collaboration étroite entre organisations paysannes, ONG, chercheurs et acteurs privés. L’objectif est de favoriser la mise au point de solutions adaptées aux réalités des exploitations familiales, puis d’en assurer la diffusion dans plusieurs pays de la région.
« Il est important de mettre les innovations agroécologiques à l’échelle pour permettre à davantage d’exploitations agricoles d’en bénéficier et d’améliorer leur production », a souligné Kanfitin Konlani, directeur exécutif de l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation de la CEDEAO, lors de la cérémonie de lancement.
Le Togo figure parmi les pays bénéficiaires de cette initiative régionale avec trois projets locaux, auxquels s’ajoutent des activités destinées au renforcement des capacités des acteurs du secteur agricole.
Cette intervention revêt une importance particulière pour le pays, où l’agriculture représente plus de 40 % du PIB et fournit un emploi à près de 65 % de la population active. Face à la variabilité croissante des conditions climatiques, la transition vers des modes de production plus durables et résilients apparaît comme un enjeu majeur.
Dans cette dynamique, une étude engagée depuis janvier dans les Plateaux-Ouest s’attache notamment à recenser les pratiques agroécologiques déjà utilisées par les producteurs et à identifier les principales difficultés qui limitent leur adoption et leur développement.
À travers le PIA-AO, la CEDEAO entend ainsi accélérer la transition agroécologique et donner aux producteurs ouest-africains davantage de moyens pour faire face aux défis climatiques tout en améliorant durablement leurs capacités de production.








