La tournée nationale consacrée au renforcement des capacités des acteurs de la chefferie traditionnelle a pris fin ce samedi 26 septembre 2026 à Adéticopé, dans le Grand Lomé.

Initiée par le ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, cette campagne visait notamment à prévenir les conflits liés à la succession et à renforcer la maîtrise des textes régissant la chefferie traditionnelle.
Lancée le 16 septembre à Dapaong, la tournée a conduit les équipes du ministère dans plusieurs localités, notamment Mango, Kara, Bassar, Sokodé, Atakpamé, Kpalimé et Tsévié, avant de s’achever dans le Grand Lomé.

La session d’Adéticopé a été présidée par le préfet d’Agoè-Nyivé, Dr Tinaka Wédiabalo, représentant le ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières.
Les échanges ont principalement porté sur le cadre juridique et institutionnel de la chefferie traditionnelle, ainsi que sur les rôles et responsabilités des différents acteurs dans le processus de désignation des chefs traditionnels.
Au cours de cette rencontre, l’accent a été mis sur la nécessité d’une compréhension commune des textes en vigueur par les chefs traditionnels, les préfets, les maires et les autres acteurs concernés.



Pour Togbui Djidjolé DETU X, chef du canton d’Aflao Gakli, cette formation a permis de clarifier les responsabilités de chacun dans la désignation des chefs traditionnels. Elle devrait également contribuer à corriger certaines pratiques qui ne sont pas conformes aux dispositions légales et réglementaires.
La formation a aussi permis aux participants de mieux comprendre les procédures relatives à la constitution des dossiers des candidats et à leur transmission aux autorités de tutelle.
La chefferie traditionnelle au service de la paix
Au-delà de la maîtrise des textes, cette tournée a mis en avant le rôle des autorités traditionnelles dans la préservation de la paix et de la cohésion sociale.
« La chefferie traditionnelle ne doit pas être source de conflits au niveau de nos communautés », a rappelé Togbui Djidjolé DETU X, soulignant l’importance pour chaque acteur de savoir clairement « qui fait quoi, comment et pourquoi ».
Le préfet d’Agoè-Nyivé a, pour sa part, appelé à une collaboration étroite entre les autorités
administratives, les collectivités territoriales et les chefs traditionnels. Selon lui, ces derniers, en raison de leur proximité avec les populations, constituent des acteurs importants du développement local.

La clôture à Adéticopé marque ainsi la fin de dix jours de sensibilisation et de formation à travers le pays. L’initiative aura permis d’harmoniser la compréhension du cadre juridique de la chefferie traditionnelle et de rappeler à chaque acteur son rôle dans la prévention des conflits et la consolidation de la cohésion sociale.






