Le Ministère de l’Administration Territoriale, de la Gouvernance Locale et des Affaires Coutumières (MATGLAC), en partenariat avec les communes de Kloto 1 et Tchaoudjo 1 ainsi que Expertise France, a procédé le 21 avril à Lomé au lancement officiel de la phase 4 du projet d’appui à la Convention des Maires pour l’Afrique Subsaharienne pour le Climat (CoMSSA).

Cette rencontre marque une nouvelle étape dans la consolidation des actions climatiques à l’échelle locale.
Soutenu par l’Union européenne, le programme CoMSSA accompagne les collectivités territoriales dans leurs stratégies d’adaptation et d’atténuation face aux effets du changement climatique, tout en promouvant l’accès à une énergie durable. Depuis sa mise en œuvre, le projet a contribué à structurer un réseau de villes engagées, à élaborer des Plans d’Action pour l’Accès à l’Énergie Durable et le Climat (PAAEDC/SEACAP) et à mobiliser des partenaires autour des défis climatiques urbains.
Au nom du ministre en charge de l’administration territoriale, le directeur de la décentralisation et des collectivités locales, Pali Essissinam, a rappelé l’urgence d’intensifier les réponses face aux impacts du dérèglement climatique, visibles notamment à travers les inondations, les sécheresses, l’érosion côtière et les vagues de chaleur. Il a réaffirmé la volonté du gouvernement togolais, sous l’impulsion du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, de renforcer la résilience des territoires.
« Les collectivités locales sont en première ligne. Elles doivent jouer un rôle central dans les réponses à apporter », a-t-il souligné, saluant l’appui constant des partenaires techniques et financiers.
Dans la continuité des phases précédentes, cette nouvelle étape s’articule autour de trois priorités : le renforcement des capacités des communes en matière de planification climatique, l’augmentation des investissements dans des projets d’adaptation et d’atténuation, ainsi que l’amélioration de la gouvernance climatique à travers le partage d’expériences.
Au Togo, les communes de Kloto 1 et de Tchaoudjo 1 ont été retenues comme zones pilotes. Déjà dotées de plans climat-énergie élaborés lors de la phase précédente, elles sont désormais appelées à concrétiser ces orientations. Pour le maire de Kloto 1, Atigaku Kossi Emile, cette phase représente une opportunité stratégique : il s’agit de traduire les plans en actions concrètes, notamment dans les domaines de l’énergie propre, de l’agriculture durable et de l’adaptation climatique.

Même dynamique du côté d’Expertise France, dont le chef de projet, Jeremy Cebrià, a insisté sur la nécessité de privilégier des initiatives réalistes et à fort impact. L’objectif est de doter les communes d’une feuille de route claire pour les deux prochaines années et de faciliter le financement de projets pilotes.
Au-delà des territoires pilotes, le projet ambitionne de servir de modèle pour l’ensemble des 117 communes du pays. Il s’appuie notamment sur une analyse de la décentralisation climatique et sur l’identification des besoins spécifiques des collectivités.

À travers cette phase 4, le MATGLAC et ses partenaires entendent impulser une dynamique axée sur des résultats concrets et durables, en faisant de l’action climatique locale un levier essentiel du développement territorial et du renforcement de la résilience nationale face aux défis environnementaux.






