La Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA) a lancé ce lundi 18 mai 2026 à Lomé une série de formations consacrées à l’éducation à la lutte contre la corruption et à la promotion de l’intégrité.
Ces sessions réunissent des éducateurs de l’enseignement primaire, des acteurs de l’éducation non formelle ainsi que des agents de la HAPLUCIA.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet d’intégration de l’éducation à la lutte contre la corruption dans les programmes d’enseignement et de formation au Togo. Le projet est conduit par la HAPLUCIA en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, avec l’appui technique de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) à travers l’initiative GRACE.
Prévue du 18 au 23 mai 2026, la formation vise à renforcer les compétences d’une cinquantaine d’experts pédagogiques, d’enseignants et de formateurs afin de leur permettre d’adopter des méthodes d’enseignement participatives et adaptées aux apprenants.

À travers cette démarche, les autorités togolaises ambitionnent de faire de l’école un espace de promotion des valeurs d’éthique, de responsabilité et de transparence. Le gouvernement entend ainsi inscrire durablement l’intégrité au cœur du système éducatif national, conformément aux orientations de la Feuille de route gouvernementale 2025-2030.
Représentant le ministre de l’Éducation nationale, l’inspecteur Nouwossan Komlan a rappelé que l’éducation constitue « le premier rempart contre toutes les formes de déviance ». Selon lui, c’est dès le jeune âge que se construisent les comportements citoyens et le respect du bien commun.
Il a salué l’accompagnement de l’ONUDC ainsi que les efforts de la HAPLUCIA dans la promotion de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption au Togo.

Les participants ont été invités à jouer pleinement leur rôle de relais dans la transmission des valeurs d’intégrité auprès des jeunes générations. Une phase pilote est d’ailleurs annoncée après cette formation, avant une extension progressive du programme à l’échelle nationale.
Pour Mme Isatou Batonon, experte de l’ONUDC, l’éducation demeure l’un des moyens les plus efficaces pour prévenir durablement la corruption.
« Investir dans l’éducation des jeunes, c’est préparer une société fondée sur l’éthique et la responsabilité », a-t-elle souligné.
Elle a expliqué que les contenus pédagogiques seront adaptés selon les âges. Chez les plus jeunes, l’accent sera mis sur les notions de respect, d’honnêteté et de vivre-ensemble, tandis que les apprenants plus âgés seront progressivement sensibilisés aux mécanismes et aux conséquences de la corruption..
Le président de la HAPLUCIA, M. Aba Kimelabalou, a pour sa part indiqué que cette initiative traduit la volonté des autorités togolaises de bâtir une génération attachée aux valeurs citoyennes et à l’intégrité.
Selon lui, les enseignants formés disposeront désormais d’outils pédagogiques leur permettant d’intégrer dans leurs pratiques éducatives des notions essentielles comme l’éthique, la responsabilité, le rejet du favoritisme et la préservation du bien public.




Après les établissements secondaires, techniques et universitaires, le projet entre désormais dans une étape importante avec l’enseignement primaire et l’éducation non formelle.
À terme, cette dynamique devra permettre de constituer un réseau national de formateurs capables de diffuser durablement les valeurs d’intégrité et de lutte contre la corruption dans tout le système éducatif togolais.






