À travers une formation organisée le samedi 7 novembre 2026, l’Association Fille Débout (AFD-Togo) entend promouvoir des alternatives écologiques au charbon de bois traditionnel.

Dix femmes ont été outillées à la fabrication du charbon écologique à partir des résidus agricoles et aux techniques de reboisement. Une initiative qui place les femmes au cœur de la lutte contre la déforestation et de la préservation de l’environnement.
La protection de l’environnement passe également par la valorisation des ressources disponibles et l’adoption de pratiques de consommation plus responsables. C’est dans cette dynamique que l’AFD-Togo a initié, le samedi 7 novembre 2026, une formation à l’endroit de dix femmes sur la fabrication du charbon écologique et les techniques de reboisement.
L’originalité de cette initiative réside dans l’utilisation des résidus agricoles, notamment les tiges sèches de manioc et de maïs laissées dans les champs après les récoltes. Ces matières végétales, souvent considérées comme des déchets, peuvent désormais être transformées en une source d’énergie alternative.
Une technique simple de transformation des résidus agricoles
Au cours de la formation, les participantes ont été initiées aux différentes étapes de fabrication du charbon écologique. Le processus commence par l’introduction des tiges sèches de manioc et de maïs dans un dispositif spécialement conçu pour leur carbonisation.

Après cette étape, les matières carbonisées sont pilées et tamisées afin d’obtenir une poudre noire fine. Celle-ci est ensuite mélangée à une colle naturelle préparée à base d’amidon de manioc. Le mélange est travaillé jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène, qui est ensuite moulée à l’aide d’un moule selon différentes formes : rondes, rectangulaires ou carrées.
Les morceaux ainsi obtenus sont enfin séchés pour donner du charbon écologique, une alternative qui contribue à la valorisation des déchets agricoles et à la réduction de la pression exercée sur les ressources forestières.
Des femmes engagées dans la protection de l’environnement
Au-delà de la fabrication du charbon écologique, les dix participantes ont également bénéficié d’une formation sur les techniques de reboisement. L’ambition est de faire d’elles des actrices engagées dans la restauration du couvert végétal et la sensibilisation de leurs communautés à la protection de l’environnement.

Pour la présidente de l’AFD-Togo, Mme Yosso Pialo Flora, cette formation vise à donner aux dix femmes les compétences nécessaires pour maîtriser les techniques de fabrication du charbon écologique et de reboisement, afin qu’elles puissent, à leur tour, transmettre ces connaissances à d’autres femmes.
« Il s’agit pour l’Association Fille Débout Togo d’amener ces dix femmes à maîtriser les techniques de fabrication du charbon écologique et le reboisement afin qu’elles puissent, à leur tour, former d’autres femmes. L’objectif est de contribuer à la lutte contre la déforestation et de prévenir les inondations », a-t-elle expliqué.

La formation en cascade pour démultiplier l’impact
Pour l’AFD-Togo, ces dix bénéficiaires constituent des femmes pilotes appelées à devenir des relais de compétences au sein de leurs communautés.
À travers une approche de formation en cascade, l’association entend étendre progressivement cette initiative à d’autres femmes et renforcer l’adoption de comportements favorables à l’environnement.
Parmi les participantes, Mlle Bassoa Juliette s’est réjouie des connaissances acquises au cours de cette formation. Satisfaite de cette expérience, elle ambitionne de partager à son tour les techniques apprises avec ses sœurs, afin qu’elles puissent également les maîtriser et les mettre en pratique pour une utilisation plus responsable des ressources naturelles.

À travers cette initiative, l’Association Fille Débout Togo réaffirme son engagement en faveur de la protection de l’environnement et de l’implication des femmes dans les actions de développement durable. En transformant les résidus agricoles en charbon écologique et en encourageant le reboisement, l’association fait de la formation des femmes un levier d’action contre la déforestation.
Une démarche qui rappelle que la préservation de l’environnement est une responsabilité collective et que les solutions durables peuvent aussi naître des ressources locales.





