Malgré une campagne 2025-2026 marquée par une production de plus de 77 000 tonnes de coton et un rendement record de 1 050 kg à l’hectare, la filière cotonnière togolaise continue de traverser une période de fortes turbulences.
Les difficultés ne concernent plus seulement la production, mais également la commercialisation. Il y a quelques semaines, la suspension des opérations d’achat du coton par Olam Agri, actionnaire majoritaire de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT), avait provoqué une vive inquiétude chez les producteurs.
La situation avait suscité un important mécontentement, certains cotoculteurs envisageant même des mouvements de protestation.
L’impasse avait finalement été levée après l’intervention du ministre chargé de l’Agriculture, qui avait ordonné la reprise des paiements dus aux producteurs.
Si les achats ont repris, les acteurs de la filière estiment que les difficultés structurelles demeurent. Ces derniers mois, plusieurs producteurs ont exprimé leur mécontentement face à la gestion de la filière, allant jusqu’à réclamer le départ du Directeur général d’Olam Agri et à dénoncer ce qu’ils considèrent comme des dysfonctionnements dans la gouvernance du secteur.
C’est dans ce contexte que la Fédération Nationale des Groupements de Producteurs de Coton (FNGPC COOP-CA) tiendra, le mardi 30 juin, son Assemblée générale ordinaire à Témédja, dans la région des Plateaux.
Les travaux se dérouleront autour du thème : « Transformer les défis climatiques en opportunités d’innovations, de durabilité et de compétitivité pour le coton togolais ».
Si les échanges porteront sur les effets du changement climatique, les attaques de ravageurs et les aléas pluviométriques qui affectent les rendements, cette rencontre sera également l’occasion pour les producteurs d’aborder les questions liées à leurs conditions de vie, à la commercialisation du coton et aux perspectives de relance d’une filière stratégique pour l’économie togolaise.






