Le Niger a renforcé son arsenal juridique contre les actes homosexuels à travers l’adoption et la promulgation d’un nouveau Code pénal.
Les nouvelles dispositions, rendues publiques dans le Journal officiel du jeudi 11 juin 2026, prévoient des peines d’emprisonnement et de fortes amendes pour les personnes reconnues coupables d’actes homosexuels.
Selon le texte, toute personne ayant des relations sexuelles avec une personne du même sexe, ou ayant tenté d’en avoir, encourt une peine de cinq à dix ans de prison ainsi qu’une amende pouvant atteindre 100 millions de francs CFA.
Le nouveau Code pénal prévoit également des sanctions plus sévères lorsque ces relations aboutissent à une union assimilée à un mariage.
Les personnes impliquées dans la célébration ou l’organisation de telles unions, de même que celles liées à des organisations de défense des droits des communautés LGBT+, risquent des peines allant de dix à vingt ans de réclusion.
Cette orientation législative avait déjà été évoquée sous la présidence de Mohamed Bazoum, avant le coup d’État militaire de juillet 2023.
Pour le ministre nigérien de la Justice, Alio Daouda, ces mesures visent à préserver les valeurs sociales et culturelles du pays.
Le Niger rejoint ainsi plusieurs pays africains, notamment le Burkina Faso, le Ghana et le Sénégal, qui ont récemment engagé des réformes ou des débats visant à encadrer davantage les questions relatives aux droits des personnes LGBT+.






