Le Mouvement Martin Luther King (MMLK) monte au créneau après l’incident impliquant le sélectionneur national des Éperviers, Patrice Neveu, et le journaliste Espoir Gato de Nana FM, survenu le 3 novembre 2026 au siège de la Fédération togolaise de football (FTF), à Kégué.
Dans un communiqué publié ce mercredi 4 novembre, l’organisation condamne fermement l’attitude du technicien et exige des excuses publiques dans un délai de 48 heures.
Selon le MMLK, l’incident s’est produit lors de la conférence de presse consacrée à la présentation de la liste des joueurs convoqués pour les deux prochaines rencontres du Togo face à l’Algérie. Le journaliste Espoir Gato aurait posé une question sur les ambitions du sélectionneur et l’objectif de qualification pour la CAN 2027, que Patrice Neveu avait lui-même présenté comme une priorité lors de la signature de son contrat.
D’après le mouvement, le sélectionneur aurait réagi avec condescendance, accusant le journaliste de vouloir le « déstabiliser ». La situation aurait ensuite dégénéré à la fin de la conférence, lorsque le technicien se serait dirigé vers le confrère dans une attitude jugée menaçante. L’intervention de membres du staff et d’autres journalistes aurait permis d’éviter un affrontement physique.

Le MMLK défend la liberté de la presse
Face à cet épisode, le MMLK dénonce un comportement qu’il qualifie de « condescendant, paternaliste et intimidant ». Pour l’organisation, la fonction de sélectionneur national ne saurait justifier une quelconque attitude de supériorité à l’égard des journalistes togolais.
Le mouvement rappelle que poser des questions, même dérangeantes, relève pleinement du travail journalistique et constitue un pilier essentiel de la liberté de la presse et de la démocratie. Il rejette également toute forme de traitement différencié entre les techniciens nationaux et étrangers, estimant que les mêmes exigences de respect doivent s’appliquer à tous.
Le MMLK salue par ailleurs les regrets exprimés par le président de la FTF, le Colonel Guy Kossi Akpovy, qui a réaffirmé le droit des journalistes à exercer librement leur profession. Toutefois, il estime que les excuses de l’instance dirigeante du football togolais ne sauraient se substituer à celles du principal intéressé.
Dans son communiqué, le MMLK formule trois principales exigences. Il demande d’abord à Patrice Neveu de présenter, dans un délai de 48 heures, des excuses publiques et personnelles à Espoir Gato, à l’ensemble de la presse togolaise ainsi qu’au peuple togolais.
L’organisation appelle ensuite la FTF à prendre un engagement écrit garantissant la sécurité et le respect des journalistes lors de ses prochaines conférences de presse. Elle réclame enfin un rappel à l’ordre formel du sélectionneur par sa hiérarchie afin d’éviter la répétition de tels incidents.
Le MMLK exprime sa solidarité au journaliste Espoir Gato et à l’ensemble de la corporation. Il réaffirme sa vigilance face à toute atteinte à la dignité des professionnels des médias et à leur liberté d’expression.
« La dignité n’a pas de nationalité. Le respect n’a pas de passeport », conclut le communiqué signé par le président du mouvement, Pasteur Edoh K. Komi.





