Le gouvernement togolais prévoit d’intensifier son soutien à la filière coton en 2026 à travers un renforcement de l’approvisionnement en engrais. L’information est contenue dans le document intitulé « Budget du citoyen », publié par le ministère de l’Économie et des Finances.
Selon ce document, une enveloppe de 5,8 milliards FCFA sera mobilisée pour l’acquisition de 21 000 tonnes d’engrais. Ce volume marque une progression de 15 % par rapport à l’année 2025, au cours de laquelle 18 191 tonnes avaient été distribuées, d’après les données de la Nouvelle société cotonnière du Togo, dont 51 % du capital est détenu par le groupe singapourien Olam International.
La répartition régionale de ces fertilisants tient compte du poids de chaque zone dans la production nationale. La région des Plateaux bénéficiera de 7 600 tonnes, soit plus du tiers du volume global. Elle sera suivie par la Kara avec 6 500 tonnes et les Savanes avec 5 000 tonnes. Les régions Maritime et Centrale recevront respectivement 1 000 et 900 tonnes.
Ce renforcement de l’accès aux intrants agricoles devrait contribuer à atteindre l’objectif de production fixé pour la campagne cotonnière 2025-2026, estimé à 92 500 tonnes de coton graine. La fertilisation du coton repose essentiellement sur l’utilisation d’un complexe NPKSB (Azote, Phosphore, Potassium, Soufre, Bore), généralement formulé en 14-23-14-5-1, auquel s’ajoute l’urée. Ces intrants demeurent indispensables pour améliorer les rendements et sont, dans la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest, subventionnés et distribués par les sociétés cotonnières.
Au Togo, la filière coton, principale culture de rente représentant près de 20 % des recettes d’exportation, tente de retrouver son dynamisme après plusieurs années de contre-performance. Depuis 2020, la production nationale est globalement restée en dessous de 60 000 tonnes. Une amélioration avait toutefois été observée lors de la campagne 2023-2024 avec une production de 67 000 tonnes, positionnant le pays au 7ᵉ rang des producteurs africains.
Mais cette tendance n’a pas été maintenue lors de la saison 2024-2025, marquée par un recul de 9,8 %, avec une production de 60 403 tonnes pour un rendement moyen de 797 kg à l’hectare. Dans ce contexte, l’augmentation des volumes d’engrais apparaît comme un levier stratégique pour relancer durablement la production cotonnière nationale.





