Le Togo franchit une nouvelle étape dans la valorisation de sa filière cacao avec l’inauguration, samedi à Kessibo-Abrewankor, du tout premier centre de traitement post-récolte dédié au cacao d’excellence.
Une infrastructure innovante qui ambitionne de produire près de 100 tonnes de cacao haut de gamme dès sa première année d’activité.
À travers ce projet, les autorités et les acteurs de la filière veulent positionner le Togo sur le marché du cacao fin et aromatisé, un segment particulièrement recherché à l’international où les prix peuvent atteindre jusqu’au double des cours classiques.
Pour un pays à production modérée comme le Togo, la stratégie repose désormais davantage sur la qualité que sur le volume.

Au-delà des perspectives commerciales, ce centre vise également à améliorer les conditions de vie des producteurs, favoriser l’emploi des jeunes et des femmes, et accroître la contribution du cacao à l’économie nationale.
Dans cette dynamique, deux autres centres similaires sont déjà annoncés dans les préfectures de Blitta et d’Agou afin de renforcer la transformation et la qualité de la production nationale.
Cette inauguration intervient quelques semaines après l’ouverture à Lomé de « la Maison du café, le terroir », le 5 mai dernier. Un centre dédié au traitement et à l’amélioration de la qualité du café devrait également voir le jour prochainement, traduisant la volonté des autorités de développer conjointement les filières café et cacao.
Présent à la cérémonie, Badanam Patoki, ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, a salué les efforts du Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC), porteur du projet.
« Je tiens à féliciter les membres du CCFCC pour leurs initiatives en harmonie avec la feuille de route gouvernementale », a déclaré le ministre lors de la coupure du ruban inaugural.
Le secrétaire général du CCFCC, Enselme Gouthon, engagé depuis plusieurs années dans le développement des deux filières, a rappelé que la réputation du cacao togolais repose avant tout sur sa qualité reconnue à l’international.
« Le Togo est un pays avec une production modeste, mais la qualité de son cacao lui vaut une excellente réputation sur les marchés internationaux. Cette performance doit être maintenue et renforcée », a-t-il souligné.






