Romuald Wadagni a officiellement accédé à la magistrature suprême du Bénin ce dimanche 24 mai 2026, au terme d’une cérémonie d’investiture marquée par une forte portée symbolique et institutionnelle.
Devant un parterre d’autorités politiques, diplomatiques, religieuses ainsi qu’une population mobilisée, le nouveau président a livré un discours centré sur la continuité des réformes, la cohésion nationale et les enjeux sociaux.
Dès le début de son intervention, le nouveau chef de l’État a exprimé sa reconnaissance au peuple béninois pour la confiance accordée lors de l’élection présidentielle du 12 avril dernier.
Mesurant l’ampleur de la mission qui l’attend, il a assuré vouloir poursuivre la dynamique de modernisation engagée sous le mandat de son prédécesseur, Patrice Talon, auquel il a rendu hommage pour les transformations réalisées au cours des dix dernières années.
Romuald Wadagni a également salué plusieurs figures historiques de la vie politique béninoise, notamment Nicéphore Soglo, Mathieu Kérékou et Thomas Boni Yayi, qu’il a présentés comme des acteurs majeurs de la stabilité et du renouveau démocratique du pays.
Au-delà des hommages, le nouveau locataire de la Marina a voulu rassurer les populations sur les priorités de son mandat. Il a annoncé une gouvernance davantage tournée vers les préoccupations quotidiennes des citoyens, avec un accent particulier sur l’emploi des jeunes, l’autonomisation des femmes, le développement du secteur agricole et l’amélioration de l’accès aux services sociaux essentiels.
« Le développement doit se ressentir dans chaque commune et dans chaque village », a-t-il déclaré, promettant un État plus proche des réalités locales et attentif aux attentes des populations.
Concernant les défis sécuritaires qui touchent l’Afrique de l’Ouest, le président béninois a réaffirmé sa détermination à renforcer les capacités de défense du pays face à la menace terroriste, tout en misant sur la coopération régionale et le dialogue avec les États voisins.
Sur le plan international, Romuald Wadagni a insisté sur la nécessité pour le Bénin de construire des partenariats équilibrés, fondés sur le respect mutuel et les intérêts communs. Il a également plaidé pour une Afrique plus souveraine et capable de définir librement ses orientations stratégiques.
Dans un discours rassembleur, le nouveau président a enfin appelé les Béninois à préserver l’unité nationale afin de poursuivre les efforts de transformation engagés ces dernières années.
« Je servirai le Bénin avec intégrité, courage et constance », a-t-il affirmé avant de conclure par un message d’espoir : « Que le Bénin demeure libre, debout et toujours plus grand. »






