Des formules d’engrais adaptées aux réalités togolaises sont en expérimentation au Togo, afin d’améliorer durablement les rendements des plantations de café et de cacao.
Le Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC), en collaboration avec l’Institut togolais de recherche agronomique (ITRA) et l’International Fertilizer Development Center (IFDC), mène des travaux de recherche sur des engrais spécifiquement adaptés aux besoins des deux cultures.
Au total, cinq formules ont été développées. À l’issue des premiers essais, la formule jugée la plus performante a été retenue.
Des expérimentations à plus grande échelle seront conduites dans plusieurs zones de production dès l’année prochaine afin d’en mesurer l’efficacité dans différents contextes.
Selon Dr Adden Ayi Koffi, secrétaire administratif du CCFCC, les résultats attendus permettront, dans un délai de trois ans, de déterminer avec précision l’impact de ces fertilisants sur la productivité des plantations avant leur éventuelle vulgarisation à l’échelle nationale.
Le responsable du CCFCC a par ailleurs mis en garde les producteurs contre l’utilisation d’engrais importés sans validation scientifique préalable.
« La nutrition des cacaoyers est particulièrement sensible. Un déséquilibre dans les apports en azote et en phosphore peut favoriser le développement du feuillage au détriment de la production des cabosses. C’est pourquoi nous privilégions des solutions adaptées aux réalités de nos plantations », a-t-il expliqué.
En effet, quatre défis majeurs attendent les filières café-cacao au Togo.
Pour le Dr Adden Ayi Koffi, plusieurs chantiers demeurent prioritaires pour assurer la compétitivité et la durabilité des filières.
Le premier défi consiste à accroître la production, améliorer la productivité des plantations et maintenir la qualité qui fait aujourd’hui la réputation du café et du cacao togolais. Le second porte sur le renforcement des circuits de commercialisation, aussi bien sur le marché national qu’à l’international.
Le troisième enjeu concerne le développement de la transformation locale et la promotion de la consommation des produits dérivés du café et du cacao fabriqués au Togo.
Enfin, le quatrième défi réside dans la mobilisation de ressources et de partenaires capables d’accompagner les différents acteurs de la chaîne de valeur.
Les médias appelés à accompagner le développement des filière.






