Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES) ont tenu, le vendredi 17 avril 2026 à Lomé, une séance d’échanges avec les responsables de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Cette rencontre visait à explorer des pistes de collaboration en faveur des populations ouest-africaines.
Organisée en marge de la réunion consacrée à la stratégie Togo-Sahel, la rencontre a rassemblé plusieurs figures diplomatiques de premier plan, dont Robert Dussey, chef de la diplomatie togolaise, ainsi que ses homologues de l’AES : Abdoulaye Diop, Bakary Yaou Sangaré et Karamoko Jean Marie Traoré. Les discussions ont également impliqué Omar Alieu Touray, président de la Commission de la CEDEAO, et Lansana Kouyaté, récemment désigné négociateur en chef.

Initialement prévue comme une rencontre informelle, cette séance a notamment permis de présenter le négociateur en chef aux ministres de l’AES. Ces derniers ont ensuite échangé avec lui afin d’évaluer la cohérence entre les objectifs de sa mission et leurs propres attentes. Les discussions ont mis en exergue l’importance de préserver les acquis de l’intégration régionale tout en renforçant le bien-être des populations.
Dans cette dynamique, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, dont le pays assure la présidence en exercice de l’AES, a réaffirmé la volonté d’ouverture de la Confédération : l’essentiel, selon lui, reste la préservation des intérêts communs au profit de l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest.
Les participants ont convenu d’accélérer la mise en place d’un cadre formel de coopération, destiné à encadrer juridiquement les relations entre l’AES et la CEDEAO. Les ministres de l’AES ont par ailleurs réitéré leur disponibilité au dialogue, dans le respect des orientations définies par leurs autorités respectives.

De son côté, le Togo s’est positionné comme un acteur de médiation, prêt à jouer le rôle de passerelle entre les deux blocs, avec pour objectif de favoriser un rapprochement durable et de consolider la stabilité régionale.





